· Ridenn Zavatta

Un agent IA peut-il rédiger un mémoire de défense fiable ?

Oui, mais pas avec un chatbot généraliste. Un modèle de langage interrogé directement invente des références avec aplomb : l’affaire américaine Mata v. Avianca (2023), où des avocats ont été sanctionnés pour avoir déposé un mémoire citant six décisions fictives générées par ChatGPT, en est devenue le cas d’école. La fiabilité ne vient pas du modèle : elle vient de l’architecture qui l’entoure. Voici celle de Plaidoria.

Pourquoi un LLM généraliste invente des jurisprudences

Un modèle de langage produit le texte le plus plausible, pas le plus vrai. Une référence de jurisprudence plausible (juridiction réelle, format de numéro correct, date crédible) est exactement le genre de texte qu’il sait fabriquer. Sans accès aux bases officielles et sans contrôle externe, rien ne distingue une citation réelle d’une citation inventée. Demander au modèle de « vérifier ses sources » ne suffit pas : c’est lui demander de se corriger avec le même mécanisme qui a produit l’erreur.

Garde-fou n° 1 : des sources exclusivement officielles

L’agent Plaidoria ne cite que ce qu’il a réellement trouvé sur Légifrance (textes, codes) et Judilibre (jurisprudence judiciaire), interrogés via les API PISTE de l’État. Chaque citation du mémoire est rattachée à un document source identifié, consultable en un clic.

Garde-fou n° 2 : un vérificateur qui n’est pas un LLM

Après rédaction, un contrôle déterministe, indépendant du modèle relit chaque citation : une référence introuvable dans les sources récupérées bloque la génération. Ce n’est pas une consigne donnée au modèle, c’est un programme qui ne négocie pas. Chaque « article X du code Y » est en outre contrôlé contre Légifrance : article existant, en vigueur, dans le bon code.

Garde-fou n° 3 : une relecture confrontée aux textes réels

Un relecteur interne récupère le texte en vigueur des articles cités et confronte le mémoire à leur contenu, pour attraper les contresens qu’un contrôle d’existence ne voit pas : l’article existe, mais il ne dit pas ce qu’on lui fait dire. Ses conclusions sont restituées dans une note de recherche jointe au mémoire.

Garde-fou n° 4 : le secret professionnel avant tout

Les données identifiantes du dossier sont pseudonymisées avant tout appel à un modèle de langage, puis restituées uniquement dans le document final. Hébergement dans l’Union européenne, aucun entraînement de modèle sur les données clients, journal d’audit complet.

Garde-fou n° 5 : l’avocat reste le rédacteur

Le mémoire produit est un premier jet structuré et sourcé, accompagné de sa note de recherche. Ce n’est pas un acte à déposer tel quel. La relecture, l’ajustement à la stratégie du dossier et la validation restent l’acte de l’avocat. Plaidoria fait gagner les heures de recherche et de structuration, pas la responsabilité du conseil.

Ce que cela change en pratique

Une recherche jurisprudentielle et un premier jet sourcé en une dizaine de minutes, là où la même préparation demande plusieurs heures, avec une propriété que n’offre aucun chatbot généraliste : chaque référence du document est vérifiable, et celles qui ne le sont pas n’atteignent jamais le document. Deux mémoires sont offerts à l’inscription pour juger sur pièce, sur un vrai dossier.

Questions fréquentes

Le mémoire généré par Plaidoria peut-il être déposé tel quel ?

Non, et c’est volontaire : Plaidoria produit un premier jet sourcé destiné à être relu, ajusté et validé par un avocat. L’outil fait gagner les heures de recherche et de structuration ; la responsabilité du conseil reste à l’avocat.

Comment Plaidoria évite-t-il les jurisprudences inventées ?

L’agent ne cite que des documents réellement récupérés sur Légifrance et Judilibre via les API officielles, puis un vérificateur indépendant du modèle contrôle chaque citation : une référence introuvable dans les sources bloque la génération. Chaque référence d’article de code est en outre contrôlée contre le texte en vigueur.

Que deviennent les données confidentielles du dossier ?

Elles sont pseudonymisées avant tout appel à un modèle de langage et restituées uniquement dans le document final. Hébergement dans l’Union européenne, aucun entraînement de modèle sur les données clients, journal d’audit complet.

Combien coûte Plaidoria ?

Deux mémoires sont offerts à l’inscription, sans carte bancaire. Ensuite : 99 € HT par mémoire à l’acte, ou un abonnement Solo à 375 € HT/mois (5 mémoires inclus par mois, puis 79 € HT le mémoire supplémentaire) ou Cabinet à 749 € HT/mois (5 utilisateurs, 10 mémoires inclus, puis 59 € HT). Une offre sur mesure, sur devis, couvre les besoins au-delà.

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Plaidoria génère un premier jet de mémoire de défense structuré et sourcé (Légifrance, Judilibre) à partir de la synthèse de votre dossier : chaque citation vérifiée, à relire et valider par vous. Deux mémoires sont offerts à l’inscription.

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